HAPPY DAY S
LA BOÎTE À MUSIQUE
La Boîte à musique

La boîte à musique(s)

La salle est comme un écrin. On s'y installe confortablement. Les couleurs sont chaudes. La décoration est sobre, cosy, sans lourdeurs ni fioritures. On s'y sent immédiatement à l'aise. Les lumières, tamisées, sont trouées par le halo bleuté de sept écrans vidéo arborant le logo Happy Days.

La carte est efficace, raffinée, originale. On ne choisit que son plat principal car on a droit d'office à  quatre entrées et à trois desserts. Les papilles sont en extase. Si, comme dit l'adage, « ventre affamé n'a pas d'oreille », le fait d'être bien nourri nous place dans les meilleures dispositions au niveau des trompes d'Eustache. Car elles aussi vont être comblées... L'ambiance sonore est habilement programmée. La musique, d'abord diffusée en sourdine, monte progressivement. Elle commence à nous envelopper et à nous titiller le subconscient. C'est presque de façon subliminale que nous sommes téléportés un demi-siècle en arrière. Le passé redevient présent... Puis les écrans s'animent. En réponse à la musique ambiante, ils matérialisent les artistes dont on perçoit les chansons. D'abord en noir et blanc, les images se colorent au fur et à mesure que les années avancent. Le son est tempéré, pas agressif. On se sent comme dans un cocon, fasciné par ces documents nous rappelant les extraordinaires prestations des grands showmen américains.

Ce n'est pas un sentiment de nostalgie qui nous envahit. C'est un grand bonheur bien actuel que de retrouver ces airs intemporels, immortels. Ils sont simples, légers, toniques, joyeux, formidablement mélodieux. Quel que soit son âge, ces chansons donnent envie de fredonner, de chanter, de bouger, de danser. Ce n'est pas du « Revival », car cette musique est toujours aussi vivante. Elle n'a jamais été remplacée. Elle n'a pas pris une ride. Et elle est encore aujourd'hui une source et une référence pour tous les artistes, y compris les rappeurs américains qui s'ingénient à y puiser de nombreux thèmes d'inspiration.