SHOW
LE SPECTACLE
Le Spectacle

Après un petit quizz avec le public, Daniel Saint-Jean, le maître des lieux, s'efface pour laisser la place à l'orchestre. Scenic railway à l'envers, on part 47 ans en arrière pour explorer et se remémorer les années 60. C 'est Mister Ray Charles, The Genius, qui ouvre le bal. Un montage très rythmé nous présente la télévision de l'époque. Un rideau rouge s'écarte pour laisser passer un couple de chanteurs. Tour à tour ou ensemble, l'un jouant le choriste de l'autre, ils incarnent dans un rythme endiablé les stars de cette époque bénie : Ray Charles, Aretha Franklin, Ike et Tina Turner... Le ton est donné, l'ambiance est lancée. Elle se fait soudain langoureuse et torride avec une succession des plus grands slows d'alors, des slows qui sont à jamais imprimés dans le disque dur de notre mémoire amoureuse : When A Man Loves A Woman, Feelings, Try A Little Tenderness... Totale béatitude ! Et pourtant, nous n'en sommes qu'au tout début de nos plaisirs.

Enchaînant tube après tube, de Barry White à Patrick Hernandez, sans oublier Gilbert Montagné, les Village People et bien d'autres, l'orchestre et les chanteurs absolument déchaînés entraînent une salle survoltée qui se retrouve debout, mûe par un impérieux besoin de partager ce moment d'insouciance pure et d'allégresse. Pour le final, la relation orchestre-chanteurs-public devient fusionnelle. C'est une fraternelle communion façon gospel qui réunit tout le monde sur deux hymnes incontournables : I Will Survive et, bien sûr, l'indispensable et bien nommé Happy Days...

Les douze coups de minuit peuvent s'égrener sereinement, Cendrillon ne se sauvera pas en courant. Elle va rester au bal pour continuer à faire la fête auprès de son Prince Charmant. Elle peut même ôter ses chaussures pour mieux s'éclater car la boîte à musique de Happy Days se transforme pour deux heures de folie en boîte à danser.